Sauvetage Canada Rescue (SCR)

URGENCE SAUVETAGE

En cas d'urgence, appelez-nous:
( 24 / 24 - 365 jours par année )

ATTENTION:
Nouveau numéro !!


1-450-974-9793

Qui est en ligne?

Nous avons 1 invité en ligne

Connexion

  • Créer un compte
    *
    *
    *
    *
    *
    Fields marked with an asterisk (*) are required.
  • Résilience

    Envoyer Imprimer PDF

     

    Portrait

     

    Honorée au Mérite québécois de la sécurité civile 2009

    Mme Carol Ann Namur se consacre au bénévolat

    depuis plus de 40 ans!

     

    Par Karine Lemaire

    Connue comme personne-ressource, comme professionnelle et bénévole, de diverses organisations impliquées dans la réponse aux urgences de toutes sortes, Mme Carol Ann Namur partage avec nous sa passion pour le bénévolat.

     

    Résilience : D’où vient votre passion pour le bénévolat en sécurité civile?

     

    Mme Namur : Je souhaitais devenir médecin. Toutefois, la chance que j’ai eu à me trouver dans des situations d’urgence m’a permis de tirer des leçons des sinistres et des catastrophes. L’expérience vécue en Afrique dans ma jeunesse m’a évidemment beaucoup inspirée. (Pour plus d’information sur l’expérience de Mme Namur en Afrique, lire le texte sur le sujet dans le Résilience Été – Automne 2009, aux pages 24 et 25) Résilience, volume 4, numéro 2 - Bulletin d'information de sécurité... J’ai grandi au Zaïre, où on ne pouvait compter que sur l’entraide bénévole lors d’urgence. Cette réalité faisait donc partie de mon quotidien.  

     

    Résilience : Il y a 35 ans, une dizaine d’années après votre arrivée au Québec  par bateau, vous avez fondé le Groupe Bénévole Sauvetage Canada Rescue (S C R). Parlez-nous de cette organisation et de son origine.

     

     

    Zone de Texte:  Mme Namur : Décédé en 1994, mon conjoint, Arthur Galarneau, et moi avons fondé le Groupe bénévole Sauvetage Canada Rescue en 1975. Mon conjoint a, lui aussi, fait du bénévolat tout au long de sa vie et a été longtemps chef d’opération bénévole pour la Protection civile lors de sinistres et d’évènements importants. Le Groupe bénévole Sauvetage Canada Rescue est à la fois un organisme sans but lucratif, une œuvre de charité et une entreprise d’économie sociale. Sa mission est de sauver des vies par l'éducation, la prévention et le sauvetage.Le Groupe compte maintenant, incluant la réserve,  plus de 500 membres, la majorité au Québec, mais aussi en Nouvelle-Écosse, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique ainsi qu’un réseau d’équipes et d’organismes affiliés au Canada et ailleurs.

     

    Les multiples expériences vécues lors de sinistres divers nous avaient convaincus, Art et moi, de l’importance d’inclure les bénévoles dans toute planification d’urgence. En effet, le personnel discipliné et formé devient rapidement insuffisant. Le bénévole en recherche et sauvetage est une ressource polyvalente, qui a fait ses preuves à maintes reprises. Il est donc un complément indispensable aux services d’urgence. En créant le premier groupe bénévole indépendant au Québec, nous souhaitions d’abord remédier au démembrement des forces bénévoles au Québec. Nous désirions également favoriser le développement du bénévolat en recherche et sauvetage partout ailleurs. Cela tout pour favoriser une autonomie locale, en tenant compte du contexte géographique, démographique, économique et social du milieu afin d’assurer la rapidité de réponse cruciale pour sauver des vies.

     

     

     

     

    Résilience : Parlez-nous des réalisations du Groupe Bénévole Sauvetage Canada Rescue dont vous êtes le plus fière.

     

    Zone de Texte:  Mme Namur : Le soutien de nos membres pour la mission depuis 1975! Nous avons ainsi, grâce à eux, réussi à recréer un réseau d’équipes de bénévoles en recherche et sauvetage ayant un esprit amical et rassembleur ainsi qu’une approche professionnel du bénévolat. Cet appui nous a aidé à créer des équipes de sauvetage là où il n’y en avait pas auparavant, comme en Abitibi, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, et à augmenter le nombre d’équipes là où cette ressource existait déjà. Nous avons ainsi aidé à la création et au développement des programmes de gestion de bénévoles en recherche et sauvetage de la Sûreté du Québec et du ministère de la Sécurité publique.

    Je suis fière que notre organisme soit le premier groupe en recherche et sauvetage au Québec à avoir inclus dans sa structure, dès 1982 une équipe canine. Grâce au travail infatigable de Art Galarneau, c’est au Québec que nous avons produit  les premiers standards de formation et d’évaluation en recherche et sauvetage canin et les premières formations professionnelles. Le Groupe Bénévole Sauvetage Canada Rescue a contribué à la formation des équipes  et des unités canines présentement reconnues au Québec ainsi qu’aux standards acceptés par L’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage. Nous parrainons huit équipes en formation réparties à travers le Québec et sommes impliqués outre frontières dans divers projets. Malgré tout cela, il reste bien du travail à faire. Le nombre de bénévoles et de ressources canines demeure toujours en deçà de ce qu’il devrait être et le recrutement de bénévoles est de plus en plus difficile.

    Finalement, je suis fière de l’impact que le Groupe a eu sur le plan de l’avancement des connaissances, des techniques et des procédures de réponses aux urgences au Québec et au Canada. Il a contribué à développer des formations professionnelles diffusées dès 1975, notamment pour les pompiers, les ambulanciers, les policiers, et la Garde côtière canadienne. Les représentants de l’organisation ont fait partie des tables de concertation initiales sur l’intervention terrestre et maritime. Pour son 25e anniversaire, notre organisme a su créer un partenariat avec la Garde côtière canadienne auxiliaire, avec Sauvetage et recherche aériens du Québec (SERABEC) et avec la Sûreté du Québec pour organiser et être hôtes, avec le Secrétariat national de recherche et de sauvetage, de la conférence SARSCÈNE 2000, conférence qui  a regroupé des participants de 36 pays.

     

    Résilience : Que pensez-vous du nouveau programme d’encadrement des bénévoles en sécurité civile élaboré par le ministère de la Sécurité publique?

    Mme Namur : Ce programme est extraordinaire et plein de promesses! Il faut dire que nous nous sommes battus longtemps pour l’obtenir. Bien que ce programme souhaite unifier, former et structurer les organisations bénévoles, il faut s’assurer de ne pas en exclure. Les catastrophes qui peuvent survenir exigent de tous une approche inclusive afin d’encourager l’engagement des bénévoles, peu importe leur nombre et leur formation au sein d’une organisation, sinon nous risquons d’en décourager certains. Pour quelques organisations bénévoles, la marche est un peu haute, et une approche d’accréditation et de bénéfices, étape par étape, serait intéressante.  

     

    Résilience : En tant qu’experte-conseil en mesures d’urgence, quelle place prend le bénévolat en sécurité civile dans votre vie?

     

    · Mme Namur : Le bénévolat fait partie intégrante de mon quotidien. Je fais du bénévolat, surtout et avant tout, au sein du Groupe Bénévole Sauvetage Rescue Canada qui a testé et piloté les nouvelles techniques et procédures que je mettais au point. Je continue toujours à explorer et à contribuer aux volets multiples de sa mission en aidant, en son nom, d’autres organismes bénévoles incluant une coopérative d’habitation de la Colombie-Britannique qui abrite des personnes du 3e et 4e âge. Nous leur offrons une aide pro bono pour la révision de leur plan d’urgence et sa mise sur pied ainsi que pour la formation de leurs bénévoles.

     

    Résilience : Vous avez enseigné dans divers domaines. Comment avez-vous acquis toutes ces connaissances ?

     

    Mme Namur : Le fait d’avoir vécu de nombreuses situations d’urgence dès mon enfance m’a permis d’acquérir, parfois simultanément, une expérience de vie comme victime et comme intervenante. J’ai également eu la chance de bénéficier de l’expérience de pionniers dans le domaine. J’ai aussi profité de formations offertes par la Protection civile du Québec et par le Collège canadien de gestion des urgences. J’ai étudié aux Etats-Unis. Un employeur, Allied Chemicals, m’a fait suivre des formations complémentaires au cours de transport de matières dangereuses. J’ai même travaillé à temps partiel comme pompière volontaire, ambulancière et en sécurité. Toutefois, la meilleure façon d’en apprendre davantage, c’est d’enseigner! Devant l’absence de ressources en formation, j’ai suivi de près ce qui se faisait ailleurs dans le monde, j’ai fait beaucoup de recherches et de développement et je me suis spécialisée en formation sur mesure. C’est donc ce que je fais bénévolement et professionnellement. J’ai ainsi contribué aux formations émergentes offertes et au perfectionnement et développement des techniques et des procédures d’interventions dans divers domaines comme la gestion de centre de coordination et de postes de commande, le sauvetage sur terre et sur mer, les techniques de recherche, les télécommunications, le sauvetage canin, les soins préhospitaliers, etc.

     

    Résilience : Vous avez également la possibilité de participer à des opérations d’urgence sur le terrain. Laquelle vous a le plus marquée?

     

    Mme Namur : Plusieurs opérations restent gravées dans notre mémoire. Toutefois, je me souviens d’une jeune femme autiste de 28 ans qui s’était égarée en forêt, dans les Laurentides, alors qu’elle était inscrite à un camp de jour. Au bout de huit jours de recherche en forêt, les autorités ont souhaité mettre fin aux recherches. Les parents de la jeune femme ont donc supplié le gouvernement de reprendre les recherches pour trois jours supplémentaires. À la dernière heure, le 11e jour des recherches, nous avons assisté à un sauvetage spectaculaire réalisé par un pilote hors pair. À flanc de montagne, entourée de gros rochers, le petit hélicoptère de transport de l’Armée canadienne a aperçu la jeune femme. Le pilote a alors posé un des skis de l’appareil sur un rocher pour permettre au militaire de débarquer. Ce dernier a même dû attirer la jeune femme avec du chocolat, car elle ne voulait pas venir à leur rencontre! Une histoire qui finit bien.

     

    Zone de Texte:

    Résilience : Quels sont vos projets d’avenir?

    Mme Namur : Pour ce qui est du bénévolat, je souhaite aider le Groupe Bénévole Sauvetage Canada Rescue à développer et à faire reconnaître des équipes canines à travers le Québec. Il faut savoir que l’entraînement d’un maître et de son chien est très exigeant; près de deux ans de travail pour un bénévole à temps partiel. Toutefois, ces équipes sont extrêmement importantes lors de situations d’urgence, car le travail d’un maître et de son chien équivaut à celui de vingt chercheurs.

    Du point de vue professionnel, je souhaite consacrer plus de temps à un éventuel emploi rémunérateur et publier un troisième livre cette année.  

     

     

    Soulignons en terminant qu’en 2007 Mme Namur a reçu le Prix du Gouverneur général pour l’entraide, des mains de la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada. Cet honneur visait à reconnaître la contribution non rémunérée, volontaire et discrète de Mme Namur, qui a prodigué une aide et des soins extraordinaires aux personnes de sa communauté.

     

    Information :

    Groupe Bénévole Sauvetage
    Canada Rescue
    www.scr.ca
    Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
    Photo 1 : À VENIR Crédit :
     
    Photo 2 : À VENIR Crédit :
     
    Photo 3 : Carol Ann Namur Crédit : MSP

     

     

     

     

     

     

    Mis à jour ( Mercredi, 01 Août 2012 02:34 )  
    Vous êtes sur la page: Accueil Historique Résilience: Mme. Carol Namur

    Documentation des membres